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LE BOUCHER Timothé
   
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  Timothé Le Boucher est un jeune auteur de 23 ans, passionné de bande dessinée depuis son enfance et possédant déjà un trait et un univers d’une maturité indéniable. Il participe en 2009 au concours Manolosanctis et se voit publié dans le recueil Phantasmes de cette maison d’édition communautaire. Immédiatement repéré, il publie de nouveau dans les recueils 13m28 et Vivre Dessous.

Toujours chez le même éditeur, Timothé signe au scénario et au dessin son premier album complet : Skins party, un album cru et sans tabous sur ces soirées sans interdits venues de Grande-Bretagne. Le livre est sélectionné l’année de sa sortie à Angoulême.

Encore étudiant aux Beaux-Arts d’Angoulême, il poursuit sa carrière d’auteur en décortiquant avec une franchise acerbe le monde de l’adolescence.
 
 
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Coup de coeur de l'auteur

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> Les Vestiaires



> Skins Party (Manolosanctis)

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Revue de presse
 
ZOO par Olivier Pisella

Dans son nouvel album, Les Vestiaires, il rempile sur la thématique adolescente. Une obsession ?

"En réalité, c'est un peu un hasard que mes deux premiers albums publiés parlent tous deux de l'adolescence, nous confie Timothé le Boucher. Je travaille sur des sujets d'histoire généralement assez différents, que ce soit dans des recueils, des fanzines, ou des sujets d'école (je suis actuellement en 5e année DNSEP à l'EESI d'Angoulême). Par contre, il est vrai que je n'ose pas encore utiliser des protagonistes plus âgés que moi. J'ai besoin de comprendre les enjeux idéologiques de mes personnages, et pour cela, il est plus facile de me baser sur ma propre expérience". [...].

"J'avais envie de développer l'ambiance particulière liée au collège. Le vestiaire est arrivé après. C'est un lieu intéressant où des adolescents sont livrés à eux mêmes sans professeur pour les contrôler. C'est aussi la période où le corps change et où l'intimité est mise à mal. On y subit des comparaisons et des discriminations. Le choix du lieu m'as aussi permis de jouer avec le hors champ. Je voulais que certaines informations nous échappent. Comme si la caméra était un fantôme attaché au lieu, dans l'incapacité d'en sortir". [...].

"Mon dessin est avant tout au service de la narration. Si je travaille directement sur ordinateur, c'est parce que j'ai été familiarisé à l'outil informatique depuis mon enfance et qu'il offre un confort de dessin que j'apprécie, même s'il est vrai que le trait se retrouve un peu formaté. Dans Les Vestiaires, le dessin est volontairement épuré, ce qui me permet de mettre en avant l'essentiel de ce qui doit être exprimé. C'est la même chose pour les couleurs. Chacun des 15 personnages possède ses propres couleurs identifiables et des dominantes sont utilisées pour situer simplement les lieux : rose pour les toilettes, neutre pour le vestiaire, bleu foncé pour la petite pièce de la peau vert pour les douches.
Je suis particulièrement par les mangas, avant tout pour le rythme de la narration, et je pense que cela doit se sentir aussi dans mon dessin. Mais je reste assez curieux graphiquement et je tire mes influences aussi bien de la bande dessinée européenne que des comics indépendants."

De quoi être curieux de voir comment sa fibre intimiste saura s'épanouir dans son prochain projet, "une histoire dans le contexte médiéval fantastique qui raconte le déroulement d'un siège.