La boite à bulles - librairie de bandes dessinées
   
CENOU David
   
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  Né en 1971, il a fallu à David Cénou attendre ses 28 ans pour (re)découvrir la peinture, et la quarantaine pour publier sa première bande dessinée, Mirador, tête de mort (La Boîte à Bulles), ouvrage autobiographique sans détour sur sa vie passée de skinhead. Un ouvrage suivi l'année suivante par Panthers in the Hole, scénarisé par son frère Bruno et qui retrace le destin tragique de prisonniers américains maintenus plus de 40 ans à l'isolement. Sa dernière oeuvre, Un Juste, retrace l'histoire de son arrière-grand-père.  
 
Liens de l'auteur


> Article sur David Cenou dans le journal Sud Ouest

> Interview à propos de Un Juste sur Mémoires Vives


Coup de coeur de l'auteur

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> Mirador, tête de mort
> Panthers in the hole
> Un Juste
> Panthers in the Hole - Nouvelle édition




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Revue de presse
 
Ladepeche.fr par Sébastien Bouchereau

"C'est évidemment très émouvant de travailler sur son histoire familiale, et sur l'Histoire avec un grand H, ajoute David Cénou. Cette BD ageno-agenaise rend hommage à mes aïeux, mais également et surtout au courage des gens simples. On découvre l'humanisme d'un artisan charron qui a accueilli une famille et l'a protégée, parce que ça allait de soi..."
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Sud Ouest Le Mag - 01/10/16 par Carine Caussieu

Une juste reconnaissance

Son premier ouvrage Mirador tête de mort  sur une jeunesse néo-nazie, avait fait grand bruit. Pour sa troisième bande dessinée Un Juste, l?Agençais David Cénou relate le quotidien d?une famille juive cachée sous l?Occupation.

Sud Ouest Mag : Vous avez signé vos deux premiers albums avec votre frère. Qu?est ce qui explique cette collaboration avec un auteur extérieur ?
David Cénou : C?est mon éditeur, la Boîte à bulles, qui me l?a proposé. Je souhaitais narrer l?histoire de mon arrière-grand-père et sa compagne, Aurélie, qui ont hébergé, chez eux, à Boé, les Lévy, une famille de juifs français, dans le secret. Une semaine après, ils m?ont parlé d?un scénariste, Patrice Guillon, ce qui m?arrangeait car autrement cela m?aurait pris beaucoup de temps. Ça m?a permis de me concentrer sur le dessin. D?autant que je voulais évoluer sur le graphisme. Finalement, Patrice a passé une semaine avec mon père qui lui a donné les écrits de Myriam Lévy.

Comment avez-vous découvert cette histoire familiale si personnelle ?
Mon père, Roger, n?était pas au courant. Il l?a découverte au début des années 2000, quand Myriam Lévy l?a contacté pour que son grand-père soit décoré. Sur le moment, lorsque je l?ai apprise moi-même, je n?ai pas trop réalisé, j?avais une situation un peu précaire. Quand la cérémonie de remise de médaille de "Juste parmi les nations" pour Fernand et Aurélie Genou a eu lieu fin 2013, à titre posthume, j?ai réalisé l?importance de l?événement et me suis dit qu?il était possible de raconter l?histoire. Avec un doute : un récit de plus sur la Seconde Guerre mondiale ne passerait-il pas inaperçu dans un marché déjà inondé ?

Mais il existait peu de documents locaux sur cette période, n?est-ce -pas ?
On s?est renseigné sur l?histoire locale. J?ai un ancien copain d?enfance historien spécialiste de l?occupation en Lot-et-Garonne. Nous avions des documents sur les uniformes, les garnisons et le raid de Saint-Pierre-de-Clairac. L?idée était d?être vigilant sur l?exactitude des faits, malgré le peu de photographies sur cette période. On y a passé un an et demi. J?ai alors imaginé comment était la vie à six dans une pièce. En fait, j?ai obtenu un portrait de Myriam Lévy et j?ai essayé par le dessin de m?en approcher le plus possible. Ici, j?ai travaillé avec un aplat noir ou blanc, en respectant la lumière, c?était assez difficile. Je suis très influencé par le travail du bédéiste argentin Eduardo Risso alors je me suis demandé comment lui, il aurait fait et j?ai pris beaucoup de plaisir.

Après vos ouvrages sur les skinheads et les Black Panthers, quel sera votre prochain projet ?
Patrice Guillon a un scénario en tête. Jusqu?ici, je me suis penché sur des sujets sociaux, politiques ou historiques. Cette fois, nous préparons un polar, de la pure fiction !

Propos recueillis par Carine Caussieu