La boite à bulles - librairie de bandes dessinées
   
NEUFELD Josh
   
 
 
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  Josh Neufeld est n? en 1967 ? New-York, ville o? il r?side encore, apr?s avoir v?cu en Californie mais aussi en Europe.

Ce dessinateur de toujours puise son inspiration des deux c?t?s de l?Atlantique, chez Herg?, Gosciny et Uderzo, Harvey Pekar (dont il a mis en image les sc?narios d?American Splendor pendant plus de 15 ans), Art Spiegelman, Marjane Satrapi et Joe Sacco.

Ce dessinateur de la mouvance ind?pendante / underground a auto-publi? nombre de ses cr?ations, en g?n?ral des ?uvres ancr?es dans le r?el.

Il a ?t? d?couvert par le grand public avec la publication de AD chez Pantheon puis, cette ann?e, de The Influencing Machine sur un sc?nario de la journaliste Brooke Gladstone.
 
 
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Revue de presse
 
Le Républicain Lorrain par Olivier Jarrige

C’est une histoire de tranches de vie. La sienne et celle de ses héros.
Le 29 août, l’ouragan Katrina a dévasté La Nouvelle Orléans. Le dessinateur Josh Neufeld y est parti comme volontaire, pour aider les survivants. Il a ensuite consacré quatre ans à raconter la catastrophe, par le texte, l’image et la bulle, à travers les témoignages de sept personnes.
Ces jours-ci, il vient présenter en France A.D, La Nouvelle Orléans après le déluge (éd. La boîte à bulles), reportage-fleuve en bande dessinée. À Metz, cet après-midi à la librairie Hisler-BD, puis à Paris, avant de poursuivre à Angoulême. Là-bas, il débattra avec les deux papes du genre BD reportage : Joe Sacco ( Gaza 1956) et Art Spiegelman ( Maus), parrain du festival.

Vous êtes allé sur place comme volontaire de la Croix-Rouge, vous avez pris des milliers de photos, tenu un blog. Pourquoi ce choix de la BD reportage comme mode d’expression ?
Josh NEUFELD : « Un de mes buts est de défendre la cause des BD non fictives, de prouver que ce médium est capable de raconter n’importe quelle histoire, pas juste de l’héroïc-fantasy ou des gags pour enfants. Je crois vraiment que les comics ont une capacité unique à raconter des faits historiques, sociaux, autobiographiques et politiques. »

Qu’est-ce qui vous motive dans le reportage BD ?
« Les comics sont un média intime, personnel, avec une capacité unique à créer un lien entre le lecteur et le sujet, ce qui les rend particulièrement adaptés à une histoire aussi puissante, poignante. Ce n’est pas que je pense qu’ils sont meilleurs que les livres ou les films, mais c’est mon médium, mon mode d’expression. »

Pourquoi ce choix de Katrina et du déluge ?
« Cela m’a paru doublement vital de raconter ce qui était arrivé aux gens, des histoires vraies, à travers des témoins représentatifs de la vie de La Nouvelle-Orléans, et de rappeler combien l’ouragan continue d’avoir des conséquences, aujourd’hui, pour des millions de gens de la région. »

Quel a été le plus difficile dans cet album ?
« C’est le premier travail de non-fiction où je me suis basé sur des témoignages. J’ai testé mes limites de narrateur, sur le terrain, dans les interviews des gens sur leurs vies et leurs expériences, pour faire un tout cohérent. Tout cela était nouveau pour moi. »

Dans A.D., vous racontez l’état d’abandon des réfugiés du Superdome et le rôle plutôt positif des gangs. L’État était vraiment incompétent ou simplement débordé ?
« Quand les choses ont empiré, le Superdome est vite devenu surpeuplé, chaotique, infernal.
Dans les témoignages que j’ai recueillis sur les premiers jours de la catastrophe, j’ai été choqué par l’incapacité, ou le désintérêt, du gouvernement, à prendre mieux soin de ses concitoyens. C’est ce qui m’avait poussé à devenir volontaire pour la Croix-Rouge et amené à entreprendre A.D.
Mais oui, les autorités, à tous les niveaux, n’étaient pas préparées aux inondations et incapables de gérer les événements. »
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Metro par Jennifer Lesieur

Bénévole à la Croix-Rouge, Josh Neufeld a recueilli des témoignages d’hommes et de femmes qui ont vécu l’ouragan Katrina, puis il les a mis en scène en BD. Où l’on assiste à la scandaleuse inertie des autorités et à l’efficacité de la solidarité… “A l’époque, se souvient-il, les images à la télévision montraient un vrai bazar, on ne savait plus démêler les faits. Même si la vérité est con­nue, pour moi il est important de graver le témoignage de ces gens qui le méritent. Ce ne sont pas des héros : Denyse, par exemple, est un personnage difficile, colérique, mais du moins est-elle vraie et crédible.”
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