La boite à bulles - librairie de bandes dessinées
La Rumeur
 
de Enfin Libre
 
Janvier 2008
 
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Dessin :
    
Enfin Libre

Scénario :
     Enfin Libre

Pages : 48
cartonnée
Prix : 13 €
Collection : Clef des champs

EAN : 9782849530603
ISBN : 978-2-84953-060-3
NUART : 101989


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L'histoire...

Un homme habillé en noir ,seul, avance, silencieux, à travers la campagne. Un drôle d'énergumène habillé plutôt comme "un de de la ville". Quel est son but ? Qui est-il ? Où va t'il ?

Ce sont les questions que vont se poser tous ceux qui croiseront sa route. Mais face au silence pesant et porteur de sens de l'homme en noir, chacun apporte sa propre réponse.

D'abord intriguant, mystèrieux, il devient pour chacun le porte parole muet de ses propres pensées. Chacun lui prêtera le destin qui l'arrange, les mots qu'il souhaiterait entendre, un but qu'il voudrait atteindre.

Suivant un personnage silencieux de bout en bout, La Rumeur va naître d'elle-même et telle un Golem échapper à son créateur, nous mettant nous, lecteurs, face à nos responsabilités : quelle est notre réelle attitude face à l'information, face aux non-dits et aux ambiguïtés. Ne sommes-nous pas également acteurs de cette vaste mascarade ?
 


 
Revue de presse
 
BDthèque.com par Spooky

Au-delà de ce message fort, la mise en scène est également terrible. Conçu comme un énorme plan-séquence, on a bien l'impression de voir la scène depuis un hélicoptère qui suit le personnage. Autour du cortège grandissant, on peut voir le paysage défiler, avec de nombreux détails montrant la vie dans des petits villages ou à la campagne. C'est très bien conçu, et cela devrait plaire aux amateurs de découpages novateurs, même si je pense que cela a déjà été fait.

Dans tous les cas, un album à découvrir.
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sceneario.com par Sbuoro

(...)Le principe de La rumeur est simple. Vous l’avez compris à la lecture du résumé ci-dessus. Et vous imaginez donc bien ce personnage, au départ seul, traînant à la fin dans son sillage moult gens ! Là, c’est sûr, vous avez vu juste. Mais là où la lecture est quand même indispensable, c’est pour se délecter de l’observation que font les auteurs des gens ! Car c’est bien de moquerie qu’il s’agit. Les hommes croient, les hommes entendent mal et déforment, les hommes fabulent. Jusqu’à ce que tout le monde s’y perde ! (...)

Bref, c’est terriblement bien fait. Peut-être un peu longuet, parfois, mais alors plutôt que de vous arrêter à cela, régalez-vous du dessin du paysage qui défile, comme dans un jeu vidéo, avec ses multitudes de détails à débusquer.

La Rumeur, c’est vraiment un ouvrage de qualité à plus d’un titre. Dessin, découpage, originalité... C’est donc franchement un livre que tous les bédéphiles et autres chercheurs de séquences originales se devront de posséder. Pour le lire le relire avec toujours autant d’amusement !
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auracan.com par Michel Nicolas

En un tableau sans fin, déplaçant ses personnages par double page, l’auteur réussit là une belle allégorie de la rumeur qui court la campagne, en laquelle chaque quidam se raccroche comme à une bouée de sauvetage, d’autant plus importante que le silence de l’homme au chapeau permet d’apprécier la force de son message muet à l’aune de ses propres désirs inconscients. Le titre de cet album laisse espérer quelque révélation forte, la lecture, dès les premières pages, laisse entendre qu’il n’en sera rien, mais qu’importe, déjà le lecteur est pris tel un poisson sur l’appât appétissant cachant l’hameçon…

Jusqu’à la chute finale. Sans commentaire. Sobre et efficace.
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BDthèque.com par Alix

Le dessin est extraordinaire, dans le style de ce que fait Sempé : épuré, mais rempli de tonnes de détails rigolos. J’ai passé de longues minutes à inspecter chaque page, chaque scène secondaire, chaque fenêtre de maison… pour y découvrir un personnage caché ou un détail rigolo.

Une BD pas comme les autres, qui s’amuse d’une facette de la nature humaine : le plaisir que nous prenons à propager et déformer des rumeurs complètement infondées. A découvrir !
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L@BD par Didier Quella-Guyot

Chaque page propose un unique dessin en noir et blanc traversé par cette silhouette mystérieuse autour de laquelle gravitent toutes sortes d'individus, tous aussi catégoriques les uns que les autres de ce que l'homme a dit. De page en page l'homme avance, tranquillement, tandis que les paysages qu'il traverse s'enrichissent d'anecdotes visuelles souvent savoureuses. Mais est-ce une bande dessinée ? Certes oui, et pas seulement par l'usage des bulles mais bel et bien parce que chaque illustration développe comme des cases successives une histoire parfaitement séquencée, parfaitement construite. (coup de coeur)

 
366 jours de BD par Laurent PAREZ

Après nous avoir emmené dans l'histoire du Fluink aux éditions Le Cycliste, les deux auteurs réussissent de nouveau leur coup avec cette Rumeur - Enfin libre. A mon sens la deuxième partie du titre, Enfin Libre, prend toute sa valeur à la dernière page du récit . Pour le clin d'oeil cette Bd a aussi été à l'origine d'une rumeur; en effet beaucoup l'attendait éditée par Le Cycliste; c'est finalement La Boite à Bulles qui s'y colle. Un très bon album à découvrir; forcément je vais le mettre dans la catégorie "à suivre".
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Wartmag.com par

Original sur la forme, avec des planches panoramiques, La Rumeur l’est aussi sur le fond avec son histoire qui montre l’arrivée d’un personnage muet, qui au fur et à mesure va voir se constituer une foule immense autour de lui, faite de personnages venus pour des motifs divers et variés, mais tous par la rumeur. Candidat politique ? Expert ? Qui est donc ce fameux personnage qui met le village en pleine ébullition médiatique ? Dommage que la narration soit parfois un poil chaotique, bien moins fluide que sur des livres au concept similaire comme Les 3 chemins de Trondheim et Garcia, mais la fin tonitruante en guise de clou du spectacle impose La Rumeur comme une vraie curiosité.
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BDCaf'Mag par Christine Lancrey

Le lecteur se retrouve ainsi face à ses propres démons : quel est notre rôle par rapport aux non-dits, à l'information (ou devrions nous parler de désinformation ?). L'attitude des habitants du village nous renvoie à notre propre comportement face à ce que l'on n'explique pas. La marche de l'homme ne connaît pas d'obstacle, il avance sans s'arrêter, et du coup le lecteur suit cette avancée en tournant les pages... A l'instar de la rumeur qui grandit, les personnages sont plus nombreux au fil des pades et les bulles aussi ! (4 tasses)

 
BDSelection.com par Clément

Au-delà du concept, c’est le sens du détail qui emporte l’adhésion. La caricature de nos comportements est amusante, et on se prend au jeu de suivre, d’une page à l’autre, les mouvements de la foule et des différents personnages. L’horizontalité préservée du rythme de lecture permet d’apprécier sans nuire à la narration les nombreux éléments des décors, et la multiplication des historiettes humaines. Jusqu’à l’excellente pirouette finale, on s’interroge, perplexe et un peu complice, sur la société qui nous est donnée à voir.
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L'Avis des bulles par Christelle Bouquey

Philippe Renaut et David Barou signent là une oeuvre pour le moins originale. L’histoire est toute simple mais les auteurs, grâce à la traversée du personnage principal, nous montrent tous les styles de personnes existant dans une bourgade. La progression de la rumeur est très bien faite et les réactions des habitants sont très drôles. Cette petite ville semble très vivante et met ainsi en valeur l’austérité du passant inconnu. Les auteurs apportent un regard à la fois amusé et acéré sur la manière dont se crée une rumeur et comment celle-ci prend de l’ampleur. David Barou réalise ici des dessins qui ne sont pas sans faire penser aux illustrations de SEMPÉ sur Le petit Nicolas. Tout cela amène une vraie critique de fond de notre société et nous pourrions presque parler d’une photographie sociologique de la population semi-rurale. C’est drôle, instructif et surtout bien pensé. Cependant, si, à la base, cet opus est destiné au grand public, certains lecteurs pourraient rester hermétiques à ce genre d’humour et ne pas prendre la pleine mesure de l’oeuvre. Pourtant, comme les personnages, ils pourraient être surpris par la chute.

 
BD Gest' par T. Pinet

Après Le fluink, opposant la vision positif/négatif d'une civilisation étrange, La rumeur utilise le principe, déjà développé par Garcia et Trondheim dans Les trois chemins, de la continuité du récit. Fini les cases, les pages se succèdent en un long défilé ininterrompu déroulant les kilomètres. La rumeur est un long fleuve tranquille présenté sous la forme d'une balade muette parsemée d'une nuée de palabres aussi papillonnantes et vibrionnantes qu'inutiles. L'impassibilité de l'homme en noir contraste avec le vacarme ambiant et aiguise la curiosité. C'est un art de susciter l'intérêt de la sorte.

Au-delà du travail réalisé sur cet album, sa représentation ainsi que ses vecteurs humains qui vont et viennent sont bluffants. Improvisation ou réelle construction élaborée, la multiplicité des allers-retours des différents protagonistes est orchestrée de main de maître, telle un ballet incessant. Les uns vont pendant que les autres viennent et vice versa. Cela relève d'une grande maîtrise de l'art séquentiel, qui n'a par ailleurs plus réellement de séquence ici. Graphiquement le trait est édulcoré de nombreux détails et pourtant l'ombre de Franquin, celui des Idées noires et des signatures, semble planer. Est-ce l'ambiance, le noir et blanc ou la nature parfois proche de la "patte de mouche" qui troublent la perception ? Peut-être, le résultat n'en est pas moins étonnant et savoureux.
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AFP par

La rumeur. Un paysage par case, un dessin en perspective plongeante et un personnage central silencieux qui déambule dans les cases: dans "La rumeur", le duo d'"Enfin Libres", Philippe Renaut (scénario) et David Barou (dessin), poursuit sa quête de nouvelles formes de narration en bandes-dessinées.

A travers ces "expériences", le duo d'inspiration oubapienne (d'Oubapo, Ouvroir de BD potentielle) "revisite la forme de la narration pour obliger le lecteur à lire autrement", explique Philippe Renaud.

 
France Inter, Le Libraire du dimanche par Agnès Gatel

Imaginez un long travelling où, de pages en pages, un petit bonhomme arpente les villages, les cités, la campagne sans dire un mot. Bientôt les médias s'en mêlent et là, ça se complique. Mais notre homme marche, marche, toujours muet laissant le bruit courrir, la rumeur gronder. C'est une BD au découpage singulier où on a une foule de détails surprenants, savoureux, y a un peu de l'esprit de Franquin dans Les Idées noires dans un dessin minutieux en noir et blanc. ET je ne vous expliquerai pas la suite...

 
Mais à quoi donc ça ressemble ?