La boite à bulles - librairie de bandes dessinées
Missy
 
de PALUKU Hallain, RIVIèRE Benoît
 
Novembre 2006
 


Dessin :
    
PALUKU Hallain

Scénario :
     RIVIèRE Benoît

Coloriste :
    Svart

Pages : 80
brochée à rabats
Prix : 14.5 €
Collection : Hors champ

EAN : 9782849530467
ISBN : 9782849530467
NUART : 91823


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L'histoire...

Etoile de cabaret la nuit, Missy redevient chaque matin cette grosse femme dont le monde entier se contrefiche. Une fois leur curiosité et leur désir assouvis, ses amants l’abandonnent invariablement au saut du lit. Rythmé entre adoration et répulsion, l’équilibre de Missy ne tient qu’à un fil. Un fil sur lequel tire l’impitoyable Dud, le gérant du cabaret.

Afin que les hommes cessent de ne voir en elle qu’un simple objet de fantasmes, Missy décide de maigrir, au risque de perdre ce qui l’a imposée sur scène : ses formes généreuses.

Mêlant tristesse et tendresse, les auteurs mettent en scène toute la légèreté et l’hypocrisie humaine en matière de séduction amoureuse. Un dénommé Mario, tapi dans l’ombre du comptoir du cabaret, la regarde chaque soir d’un œil énamouré. Mais que peut raisonnablement espérer cet homme laid de la plantureuse Missy ? Lever le voile des apparences semble bien difficile dans cette histoire…

Sensuel, envoûtant, charnel, ce récit aux contours généreux entraîne le lecteur dans un tourbillon de formes. Sans cliché, les auteurs mettent en scène une histoire d’amour et de désespoir qui fera fantasmer tous les lecteurs, y compris ceux qui croyaient jusqu’alors ne pas aimer les rondes.

Pour cette histoire toute en sensualité et sentiments, les auteurs ont osé et réussi le pari de ne pas donner de visages à leurs personnages. L’émotion n’en est que renforcée.

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Revue de presse
 
Allegrofortissimo.com par

Merci, Messieurs, pour cette BD, aux dessins originaux, cette histoire tendre et triste a la fois.
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Fnac.com par Antoine

Une BD pleine d'originalité ! Les personnages sans traits de Hallain Paluku sont étonnamment expressifs et les couleurs de Svart donnent une profondeur intéressante à l'atmosphère de cette histoire triste à souhait.
La construction scénaristique de Benoît Rivière est parsemée de passages muets qui renforcent la sensation de solitude oppressant son héroïne... Après avoir découvert Vanyda et son Immeuble d'en face, La boîte à bulles frappe encore !
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BDGest par Flocon

Missy est un exemple d’équilibre, osant jouer la carte de l’expérimentation sans renoncer à ce qui séduit le gogo : sujet propice au voyeurisme traité avec pudeur, misère humaine baignée de couleurs douces, recours aux dialogues lorsque ce sont les silences qui en disent longs, fissures de l’âme soulignées par les contours lisses des personnages. Il fallait oser, et surtout le réussir. C'est fait et bien fait.
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Auracan.com par Marc Carlot

Voilà une bien agréable surprise ! Lorsqu'on feuillette cet album, le graphisme séduit et surprend. Lorsqu'on lit ce récit, on se laisse complètement emporter. L'histoire de Missy est touchante, voire déchirante. On ne peut qu'être solidaire de cette jeune femme tout en rondeur, qui cherche un homme pour son cœur, plutôt que pour sa plastique. La quête de l'amour n'est certes pas un thème des plus originaux, mais la manière de le décliner est particulièrement bien pensée, et le graphisme particulier de Hallain Paluku y est pour beaucoup.

Un récit à la fois sensible, envoûtant et cruel...
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BDZoom.com par Laurent Turpin

Toute la détresse humaine, avec ses doses de désespoir, d’exploitation de l’autre et de malentendus, se retrouve dans le remarquable ouvrage de Benoit rivière et Hallain Paluku, mis en couleurs par Svart, qui réalisent une performance d’autant plus admirable qu’ils ont choisi de ne pas donner de traits aux visages de leurs personnages, ce qui – au contraire de l’effet qu’on pourrait imaginer à priori – en renforce l’expressivité.

 
L'Echo par Gilles Ratier

La narration, envoûtante et touchante, est en totale adéquation avec l’expérimentation du trait, lequel baigne dans des couleurs apaisantes : une BD vraiment étonnante à soutenir chaleureusement !

 
DBD, les Dossiers de la Bande Dessinée par Frédéric Bosser

Imaginée par Benoît Rivière et Hallain Paluku, cette Missy devient un personnage attachant, servi par un travail fouillé sur les textes et les mots employés. Une belle surprise !

 
Sceneario.com par Sbuoro

C’est avec un dessin très simple, tout en volumes, très géométrique que le scénario est porté en images. Il est également mis en couleur de manière très basique. Cette basicité est poussée à l’extrême : les visages sont volontairement inexpressifs, réduits à de simples ovales ou à des formes rappelant le taureau de Picasso ou les sculptures de Brancusi. Ce sont donc les formes qui font tout le reste. Et le résultat est très bon : on est happé par cette dramatique histoire ! Je dirais même qu’on s’attachera plus aux personnages (et notamment à Missy) ainsi dessinés : si elle avait eu un visage, qui sait si nous n’aurions pas eu d’a-priori alors que là, on est d’emblée tout acquis à sa cause.

Si la fin est assez prévisible, c’est la manière de nous y conduire qui est talentueuse. Et qui nous laissera un excellent souvenir de cette lecture aussi dérangeante que belle.
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BDParadisio et journal Sud Ouest par Philippe Belhache

La trame posée par Benoît Rivière est sommes toutes classique, mais intelligemment exploitée. En plaçant dès les premières pages le lecteur dans l'intimité de cette strip-teaseuse replète, il impose d'emblée le personnage et le poids de sa solitude, avec en contrepoint celle de son admirateur frustré. Et surtout, il pose au long des pages de larges plages de silence qui permettent à son compère Paluku de laisser libre cours à son talent graphique. Car c'est là la véritable force de Missy. Le jeune dessinateur d'origine congolaise a fait le choix de silhouettes sans visages, travaillant le corps et les attitudes pour faire passer son message, les états d'âme de ses personnages. Son trait sensuel fait merveille, magnifiant les formes de Missy, imposant son mal-être. Sans doute ces choix ont-ils amené les auteurs à jouer du pathos un peu plus que de nécessaire, mais cela reste dans les limites acceptables. Au final, "Missy" est un bel objet. Reste à ces jeunes talents révélés à transformer l'essai.
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Krinein.com par Gallu

Missy est un album tout entier composé autour de son personnage central, son rôle-titre, une strip-teaseuse bien en chair de moins en moins à l'aise dans son boulot, et affectivement carencée. Le scénario est fort simple, il y a ce personnage sentimentalement affaibli, et, autour, des rapaces (les collègues du cabaret, le boss). Utilisée puis jetée par chaque homme qu'elle rencontre, Missy s'enfonce de plus en plus dans sa déprime, jusqu'au jour où elle tombe sur quelqu'un de pas tout à fait comme les autres. Le final de Missy laisse une impression bizarre. Un mélange de surprise et de désuétude. Une conclusion ébouriffante mais schématique, peut être un peu trop simpliste. Une dernière page reflétant bien, au final, l'impression globale que l'on retire de cette lecture. Missy est plus une expérience visuelle et d'ambiance qu'un récit véritablement creusé psychologiquement.

Les choses sont esquissées, mais qu'importe, puisque le pari graphique est totalement remporté. Le style d'Hallain Paluku convainc totalement, l'ouvrage nous laisse une intense sensation de malaise et de fragilité. Véritablement, l'un des albums du moment. (8,5 sur 10)
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Augredesbulles.com par Chatoune

J'ai réellement bien accroché à cette histoire qui, même si elle est assez peu originale, est traitée de manière vraiment différente. Du coup on se surprend assez vite à espérer que la vie de cette pauvre Missy s'améliore enfin. La fin est, quant à elle, assez prévisible mais n'en reste pas moins poignante.

Un pari réussi pour ces trois jeunes auteurs.
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BDSelection.com par Clément

Cette absence de visage n’est pas une nouveauté, on l’a déjà lue chez Sylvie Fontaine ou Ibn Al Rabin, mais ici elle prend tout son sens dans la description d’un corps en pleine(s) forme(s). Le trait de Hallain Paluku et les couleurs de Svart parviennent à conjuguer sensualité et émotion dans le balancement des hanches, dans une caresse, dans une toilette matinale. Un découpage subtil, qui prend le temps de suivre les courbes de Missy sans pour autant perdre le fil de l’intrigue.

Un album véritablement digne d’intérêt.
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vivelesrondes.com par Karen

Un petit bijou de sensibilité, un cri de désespoir, la tragédie de « l’anormalité », qui voile la face à celui ou celle qui s’en croit atteint, et lui masque le bonheur qui parfois est à porté de main… Le graphisme est doux à l’œil et les personnages sans visage, les couleurs franches… un monde où l’apparence domine, où les corps prennent toute leur ampleur.

Vraiment, de la belle ouvrage !
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L'Avis des bulles par Constance de Lestang

Le plus subtil jeu de lumière, la plus légère inclinaison de tête exprime ici émotions et sentiments avec justesse soutenue par des attitudes corps minutieusement travaillées. Le graphisme s'ajuste de fait à l'atmosphère feutrée du scénario qui nous dévoile avec impudeur l'envers du décor, l'intimité sombre et désespérée de cette femme déchirée entre les feux de la rampe et le vide ténébreux de son existence.

Fuyant la tiédeur et le compromis, les auteurs nous offrent de plus le luxe d'un dénouement tragique et esthétique, à l'image de l'âme de leur héroïne brisée, vaincue par les préjugés et par l'incompréhension de ceux qui ne firent jamais l'effort de la connaître.

 
Phenix Mag par Gérard Wissang

La bd relève également un pari audacieux. Il n’y a aucun visage de dessiné. Juste une foule d’individus. Vous, moi, tout le monde finalement peut jouer dans cette bd. Telle une métaphore de ce monde, nous devenons ni plus ni moins que ces pantins dans les vitrines de prêt-à-porter. Du coup, notre regard ne s’arrête plus sur les expressions. Il se concentre sur les formes de chaque protagoniste. Inconsciemment, notre cerveau pose un visage, une expression, même simpliste sur chaque tête. Mais c’est les courbes qui nous permettent de différencier chacun. Ce procédé a pour mérite de mettre en évidence les formes généreuses des femmes. Même la plus maigre ne peut nier avoir des hanches et du fessier. Et c’est tant mieux ! Cette bd flirterait même avec le surnaturel, puisqu’en toute franchise, combien comptez-vous de cinéastes et d’auteurs bds qui choisissent des femmes grosses comme héroïnes et osent les montrer nues ?
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Télémoustique par Denis Bodart

Effeuilleuse professionnelle, vedette du cabaret où elle travaille, Missy est gironde. Et dans le terme gironde, il y a surtout “ronde ”.Missy a des formes, euh, énormes. Mais elle a le chic pour les mettre en valeur. Une fois mouchées les lumières de la nuit, Missy n’est plus une beauté aux formes généreuses, juste une femme trop forte dans un appartement trop petit. Un matin de blues, après l’envol du énième partenaire d’une nuit, Missy entame un régime. Mais son arrière-train, têtu, refuse d’entendre raison...Première transformation réussie du jeune dessinateur congolais Hallain Paluku, Missy est un petit album étonnant, sensuel.

A l ’instar des petits mannequins de bois articulés qui peuplent traditionnellement les écoles de dessin,ses personnages sont tout en courbes mais sans figure. Parce que quand le visage se tait, c’est le corps qui travaille. Et celui de Missy, entre la Vénus de Botero et celle de Willendorf, travaille plus que d’autres. Reste la question de l’âme. S’est-elle glissée entre les seins de la belle, désespérée mais présomptueuse, ou sous l’anorak trempé d’un triste admirateur éconduit ?

 
Le Soleil (Québec) par Nicolas Houle

La BD n'est jamais à son meilleur que lorsqu'elle se fait originale, touchante et étonnante. Des qualités que l'on retrouve dans Missy, des jeunes auteurs Benoît Rivière et Hallain Paluku. On y relate le parcours de Missy, une effeuilleuse qui charme ses clients par ses formes rondes. En dépit de son succès, la strip-teaseuse ne parvient à trouver ni le bonheur, ni l'amour. Elle part donc à la quête de ce bonheur, sans trop savoir où il réside... L'histoire est bien menée, avec d'habiles rebondissements et, surtout, un boulot remarquable sur le plan graphique : Paluku a su insuffler une belle dose de sentiments en ne dessinant aucun visage. Un tour de force.

 
Le Graphivore par Arno

Attention chef d'oeuvre!! Quand je parle de chef d'oeuvre, c'est que vraiment l'originalité est là! J'adore découvrir des bd's qui après la lecture, je dois prendre 15mn de pause pour m'en remettre. Quand on découvre les premières images de ce récit, on est d'abord surpris par la rondeur des dessins et des personnages, mais surtout par l'absence de visage. Ensuite plus on avance dans l'ouvrage plus on remarque que les rondeurs donne le côté sexy du personnage principal même les stripteases sont beaux. Le manque de visage n'est pas très important, les auteurs ont réussi à donner des sentiments en utilisant des textes forts et ainsi que des mouvements qui valent mieux que toutes les mimiques d'un visage. Et enfin le grand final, mais là je ne vous dévoilerez rien, sinon où serez le bonheur de lire cette bd.

En résumé Missy est un ouvrage très réussi où les auteurs, sans faire un dessin très réaliste, arrivent à donner aux lecteurs, un débordement de sentiments qui vous toucheront au plus profond de votre âme!
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Onirik par Damien Dhondt

Alors que le scénario joue sur l’opposition entre la beauté et l’intérêt, le dessin atypique nous présente des personnages sans visage, soulignant l’importance de l’apparence corporelle alors que le public se désintéresse des traits où se reflète la personnalité.
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PlaneteBD.com par Jean-Bernard Vanier

Une BD étrange, animée par des personnages sans visage ! Mais ses auteurs ont réussi à transmettre un récit poignant, jamais mièvre ni scabreux. Une tragédie aussi belle qu'anticonformiste. Un conte moral et esthétique.

(...) Malgré un sujet pas facile, au-delà d’un décor où l’alcool et les cabarets donnent un semblant d’élégance aux nuits interlopes, le récit réussit à cumuler l’exploit qui consiste à transmettre les sentiments, alors même que les visages sont lisses, sans jamais verser dans le glauque ou le sentimentalisme « cul-cul-la-praline ». Une belle histoire, inspirée par une histoire amoureuse du dessinateur, à qui le scénariste a donné un ton particulièrement original. Un album aussi rare que réussi.
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A chacun sa lettre (Blog Le Monde) par Cathia Engelbach

[Les auteurs], magnifiant l’absence de traits, ont écrit et mis sur scène le visage de l’abandon, et l’utilisent pour noyer les antagonismes. (...) Peu bavards, les textes de Benoît Rivière tranchent autant que le dénouement.
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The Glam Attitude par Julien Ribot

Là où le récit aurait facilement pu basculer dans la vulgarité et les idées reçues en jouant avec le monde de la nuit et la vie de cette stripteaseuse, celui-ci avance avec justesse et ne perd jamais son équilibre. (...) Il ne reste qu’à profiter et se laisser porter par une histoire qui ne manquera pas de faire réagir !
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Mais à quoi donc ça ressemble ?